LE GENESIS DE DIVA

«Genesis», un nouveau voyage dans le monde mutant de Diva. Un retour à l’origine, après la fin. Se présentant sous la forme d’une narration fantastique, d’un conte noir ou d’une fable futuriste, sa dernière œuvre nous raconte un retour à la vie après l’holocauste.
Une planète extraterrestre, un paysage aux allures lunaires, interplanétaires ou infernales, abritent les nouveaux êtres. Ceux-ci sont composés de la même matière que le monde qui les accueille. Des membranes cosmiques, ectoplasmes et échanges moléculaires, sont les composants du flux incessant de matière et antimatière qui caractérise ces créatures et leur environnement.

Ces délicates figures humanoïdes cohabitent, déambulant perpétuellement comme des esprits errants, dénués de toute apparence matérielle et de sentiments. Sur cette planète onirique, les habitants se voient obligés de payer le prix de la destruction de la terre, engendrée par le génocide suicidaire humain. Ces nouvelles créatures immatérielles, évoluent dans la solitude, le vide et l’incommunication.
Une vision post-apocalyptique, où la beauté s’associe à l’esthétique du digital et à une élégante interprétation de la métaphysique. Un subtil équilibre où se mêlent douleur et obscurité, désarroi et poésie, et pourquoi pas, espérance.
Référence biblique, portrait de la décadence humaine et reflet de l’impressionnante hyperréalité du monde actuel, «Genesis» nous invite à un rêve déclencheur de conscience : nous faisons partie d’une planète que nous nous contentons d’utiliser pour en tirer bénéfice, faisant de notre mère une fille servante, tel un conte imaginaire. Mais la réalité, a depuis longtemps dépassé la fiction.
Dans notre course au désastre, tel des automates attirés par le vide et le vertige de la société contemporaine, «Genesis» appelle à un retour à la spiritualité. Bien loin d’une critique contestataire, c’est une élévation qu’elle cherche à provoquer, pour pouvoir contempler sereinement une sublime et inquiétante beauté.
Alex Brahim
